Laboratoire IA : l’humain dans la boucle
Bienvenue dans mon lab. Je construis une entreprise où je suis le seul humain. Suivez-moi!
J’ai automatisé presque toute mon entreprise.
Ça ne m’a pas enlevé du travail.
Ça m’en a donné un nouveau.
Chez Paquin & Co., mes agents IA exécutent une grande partie des opérations.
Mais de mon côté, j’ai encore beaucoup de choses à valider, améliorer et optimiser.
Je me suis donc ajouté moi-même au système de gestion des tâches.
Lorsqu’un agent rencontre un problème qu’il ne peut pas régler seul, il peut maintenant me créer une tâche.
Même chose lorsqu’une décision exige mon approbation.
Au lieu d’attendre que je découvre le problème, l’agent me dit exactement ce dont il a besoin pour continuer.
Je suis devenu, en quelque sorte, l’humain dans la boucle.
Mais je ne voulais pas passer mes journées à écrire des instructions.
J’ai donc développé une façon de parler directement à mes agents.
Je leur explique vocalement ce que je veux.
Ils interprètent ma demande, me répondent et créent eux-mêmes les tâches nécessaires.
Je peux donc lancer un projet, corriger une priorité ou approuver une recommandation sans toucher au clavier.
À droite sur l’image, on peut voir une autre expérience que j’ai testée.
Il s’agit de l’avatar vidéo de l’un de mes employés.
Je peux discuter avec lui en temps réel, comme dans une vidéoconférence. Il m’écoute, me répond et peut commencer à exécuter le travail derrière la conversation.
Ça fonctionne étonnamment bien.
Je peux même l’afficher en plein écran.
Mais la réalité, c’est qu’en raison du coût, je l’utilise surtout pour m’amuser.
C’est fascinant à montrer.
Beaucoup moins intéressant à payer chaque jour.
La plupart du temps, je parle simplement à mes agents sans avatar.
Ils peuvent également me répondre vocalement.
Mais j’ai rapidement désactivé cette option par défaut.
Écouter un agent expliquer quelque chose prend beaucoup plus de temps que de lire sa réponse.
Je l’active parfois lorsque je veux faire autre chose en même temps.
C’est agréable de pouvoir marcher, réfléchir ou regarder un écran pendant qu’un agent me présente son analyse.
Mais pour prendre une décision rapidement, le texte reste souvent plus efficace.
J’ai fait une découverte semblable avec les communications entre mes agents.
Au départ, je voulais voir les tâches qu’ils s’envoyaient entre eux.
Je trouvais intéressant de comprendre comment ils collaboraient, ce qu’ils se demandaient et comment le travail circulait dans l’organisation.
Techniquement, c’était fascinant.
Pendant environ deux jours.
J’ai ensuite réalisé que leurs explications étaient longues, très techniques et absolument sans intérêt pour moi.
Ils me montraient toute la mécanique interne alors que je voulais simplement connaître le résultat, les problèmes et les décisions qui nécessitaient mon attention.
J’ai donc retiré leurs échanges de tâches de mon interface.
Les agents continuent de communiquer et de se distribuer du travail.
Je peux toujours consulter le détail dans les journaux de l’application lorsque c’est nécessaire.
Mais je n’ai plus besoin de le regarder en permanence.
C’est probablement l’un des apprentissages les plus importants de cette expérience.
Automatiser une entreprise ne signifie pas que l’humain n’a plus rien à faire.
Son travail se déplace.
Il doit définir les règles, approuver les exceptions, vérifier la qualité et décider ce qui mérite réellement son attention.
Et plus les agents deviennent autonomes, plus l’interface doit être capable de cacher leur travail.
Je ne veux pas voir tout ce qu’ils font.
Je veux voir ce qui ne fonctionne pas, ce qui peut être amélioré et ce qui exige une décision humaine.
Au fond, le défi n’est peut-être pas seulement de construire des agents capables de travailler.
C’est de construire une organisation capable de savoir quand elle doit déranger son seul humain.
Et vous, qu’en pensez-vous? Partagez vos réflexions ou posez-moi vos questions en commentaire. Suivez-moi pour découvrir la suite de l’expérience.

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