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La question à se poser avant de confier une tâche à un agent IA

Photo du rédacteur: Alain Paquin
Alain Paquin
27 sept.
2 min de lecture

Après une semaine à décortiquer les agents IA, on peut ramener tout ça à une seule question, la plus utile qu'un dirigeant puisse se poser avant de se lancer. La voici : est-ce que je confierais cette tâche à un nouvel employé, dès sa première journée, sans supervision? Si la réponse est non, alors ce n'est pas encore une bonne tâche à confier à un agent — du moins pas seul, pas tout de suite.

Cette question marche parce qu'un agent ressemble bien plus à un employé qu'à un logiciel, comme on l'a vu cette semaine. Et notre intuition sur les employés est bonne, parce qu'on l'a construite avec l'expérience. On sait d'instinct qu'on ne laisse pas une recrue signer des contrats le premier jour, ni parler à un client important sans préparation, ni approuver des dépenses sans qu'on regarde. Cette même intuition, appliquée aux agents, vous protège des erreurs que Gartner voit venir : des projets lancés sans cadre, sans mesure, sans contrôle du risque.

Elle est aussi un excellent filtre pour trier les tâches. Une tâche qu'on confierait sans hésiter à un nouvel employé — compiler des chiffres, préparer un document standard, trier des demandes selon des règles claires — est précisément le genre de tâche bornée, répétitive et à faible risque qui convient à un premier agent. Une tâche qu'on ne confierait jamais sans supervision — décider d'un prix, gérer une plainte délicate, engager l'entreprise — n'est pas mûre pour l'automatisation autonome, et le dire tout haut vous évite un projet voué à l'échec.

Il y a une nuance importante, et elle est encourageante. Répondre non ne veut pas dire « jamais ». Ça veut dire « pas sans encadrement ». Un nouvel employé finit par gagner votre confiance, et on lui confie progressivement des choses plus importantes. Un agent suit le même chemin : on commence étroit, on supervise, on élargit à mesure que les résultats le justifient. La question n'est donc pas un mur, c'est une boussole. Elle vous dit où commencer et à quel rythme avancer.

Pour un dirigeant, c'est peut-être là tout ce qu'il faut retenir de l'année des agents. La technologie est impressionnante, le vocabulaire change vite, les promesses sont grandes. Mais le bon jugement, lui, ne change pas : on délègue à la hauteur de la confiance qu'on a bâtie, et on bâtit cette confiance sur des résultats mesurés, pas sur des démonstrations. Vous savez déjà faire ça avec des gens. Il suffit de le faire avec des agents.

Chez Paquin & Co., nous aidons les PME du Québec à déléguer aux agents comme on délègue à une bonne équipe — progressivement, sous cadre, sur des résultats. paquinco.com

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